septembre 2010
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Actions en direction des entreprises et des salariés - mai 2009

L’accompagnement à la vie au travail des salariés handicapés

Pour répondre à l’accélération des évolutions dans les entreprises d’une part, au vieillissement de la population salariée et à l’allongement de la vie professionnelle d’autre part, l’Agefiph a proposé en 2008 aux entreprises employant des salariés reconnus handicapés, l’expérimentation d’un nouveau service d’accompagnement à la gestion de ces salariés, à toutes les étapes de la vie professionnelle, favorisant ainsi le maintien de leur employabilité et la fluidité de leur carrière. En 2009 et 2010, l’Agefiph souhaite amplifier cette offre à destination des entreprises [1] afin d’assurer la mise en oeuvre à une plus grande échelle des dispositions validées lors de la phase d’expérimentation.
Pour contribuer à la sécurisation des parcours professionnels, l’Agefiph s’est donc naturellement penchée sur la question de la consolidation et de la pérennisation des emplois occupés par les travailleurs handicapés, et propose un nouveau service qui se distingue de prestations liées au maintien dans l’emploi, principalement par le fait qu’il intervient en anticipation des situations problématiques et au minimum deux ans après le recrutement au sein de l’entreprise.

Ce nouveau service VAT a pour objectif de :
conforter ou renforcer la capacité du salarié à exercer pleinement son métier ;
garantir une meilleure adéquation entre le handicap, le poste de travail, l’environnement professionnel et prévenir la pénibilité des situations,
faciliter ses évolutions et transitions professionnelles.

L’ambition de ce nouveau dispositif d’accompagnement est donc plutôt d’anticiper d’éventuels problèmes et d’y répondre avant qu’ils ne posent franchement la question de l’inaptitude ou du déclassement professionnel, faute d’une prise en compte précoce des ajustements nécessaires.
Pour délivrer ce service, gratuit pour l’entreprise, l’Agefiph a sélectionné des prestataires qu’elle missionne.

UN SERVICE EN 4 ÉTAPES

1re étape : le pré-diagnostic
Dans un premier temps, il s’agit de présenter la démarche à l’employeur et de valider l’adhésion de celui-ci comme celle du salarié.
L’expérimentation du service sur le terrain a montré qu’il n’est pas nécessaire qu’un problème ait été identifié au préalable pour que la réceptivité de l’employeur se trouve éveillée – le service VAT est en effet clairement perçu comme « l’occasion de faire le point ».
2e étape : le diagnostic
Le diagnostic, véritable bilan d’étape individuel, se déroule sur trois mois au maximum. Par des entretiens et par des observations en conditions réelles de travail, le prestataire s’efforce de cerner la situation du travailleur handicapé dans son environnement professionnel et les problèmes éventuels qu’il peut y rencontrer. Une fois le diagnostic établi, il prépare un bilan, des préconisations (aménagement technique ou organisationnel du poste, aménagement du temps de travail, formation, évolution vers un autre poste…) et un plan d’actions qu’il présente à l’employeur et au salarié.
3e étape : l’accompagnement à la mise en oeuvre des préconisations
Après validation du plan d’action, la phase d’accompagnement peut démarrer.
Plusieurs options s’offrent alors à l’entreprise : soit elle décide de mener à bien elle-même les adaptations proposées dans le plan d’action, soit elle en charge le prestataire missionné dans une demande explicite. Le prestataire engage alors son accompagnement en mobilisant tous les moyens nécessaires et en coordonnant les compétences et organismes pertinents (organismes de formation, prestataires d’appui spécifiques, ergonomes, etc.). De son côté, l’Agefiph ouvre aux salariés et aux entreprises concernés l’ensemble de ses aides et services à même d’aider à la concrétisation des objectifs fixés.
4e étape : le suivi
Enfin, six mois à l’issue du diagnostic, un contact de suivi est réalisé avec l’entreprise par le prestataire qui rédige un état des lieux des actions effectivement réalisées ou engagées, et ce même dans le cas où il n’aurait pas lui-même accompagné la mise en oeuvre des préconisations.

DÉPLOIEMENT DU DISPOSITIF

Afin de tester et valider les modalités du service VAT telles que définies lors de sa conception, l’Agefiph a mené, d’avril à décembre 2008, une expérimentation. En Ile-de-France, l’Agefiph avait ciblé les entreprises de 20 à 500 salariés ayant au moins un travailleur handicapé dans leur effectif, ce qui représente environ 4 000 établissements.
L’objectif quantitatif était de 100 diagnostics. À la fin de l’expérimentation, 81 diagnostics étaient réalisés. Forte des enseignements tirés de ce lancement, l’Agefiph a décidé d’amplifier le déploiement du service VAT. En Ile-de-France, cette phase a débuté en mars 2009, et doit se poursuivre jusqu’à la fin 2010. Le service offert reste le même, mais l’objectif de cette nouvelle campagne, qui implique six prestataires sur la région, est plus ambitieux : 250 diagnostics pour l’année 2009 et 300 diagnostics pour 2010.


Quand le diagnostic sert de révélateur...

La salariée, Mme Z, âgée d’une trentaine d’années, a intégré voici 10 ans une jeune société informatique. Elle y a évolué professionnellement et occupe le poste de responsable administrative des ventes. Elle est malentendante suite à une intervention chirurgicale et appareillée d’une oreille.
Le diagnostic a lieu dans un contexte où aucune difficulté particulière n’est identifiée ; l’entreprise est sensibilisée à la problématique du handicap, la salariée est bien intégrée, elle a bénéficié après l’apparition de son handicap d’un aménagement de sa situation de travail : sur préconisation du médecin du travail, il lui a été attribué un bureau indépendant, pour éviter la fatigue liée au bruit.
Lors des entretiens avec la salariée, l’analyse des tâches qu’elle réalise et des situations dans lesquelles elle est amenée à se trouver, Mme Z évoque toutefois des difficultés de compréhension lors des réunions : en effet, les participants, bien qu’informés de son handicap et malgré les rappels fréquents de Mme Z, ne pensent pas à parler suffisamment fort ou à articuler distinctement. Mme Z met donc en place des stratégies de compensation, qui restent toutefois insuffisantes pour lui assurer une compréhension optimale, génèrent de la fatigue et le sentiment de ne pas être comprise par ses collègues.
Par ailleurs, Mme Z évite les endroits trop bruyants, comme le local cuisine, situation qui induit un certain isolement.

Les préconisations et le plan d’action à l’issue du diagnostic :
pour mieux communiquer avec l’environnement de travail : une formation à la lecture labiale, améliorer l’audition en optant pour un appareillage utilisant des technologies différentes, faire intervenir un expert en déficience auditive pour sensibiliser l’environnement de travail,
pour mieux gérer son handicap : se faire soutenir par une association,
pour mieux comprendre lors des réunions : envisager un aménagement de poste complémentaire (boucle magnétique par exemple).

Pour l’ensemble de ces préconisations, le consultant a facilité les contacts, assuré les mises en relations et aidé au montage du dossier de financement des aménagements auprès de l’Agefiph.

EN SAVOIR PLUS
Aides de l’Agefiph qui peuvent être mises en oeuvre lors de l’accompagnement à la vie au travail
Mesures de l’Agefiph
• Aménagement de situations de travail
• Bilan de compétences, d’évaluation et d’orientation
• Formation, y compris formation au permis de conduire
• Aide à la mobilité
• Aide humaine
• Aide technique
Mesure du plan de soutien
• Financement du coût total de la formation et participation à la rémunération dans le cadre d’une formation suite à diagnostic VAT.

Plus d’informations : http://www.agefiph2009.fr sur le plan de soutien de l’Agefiph : lire le mémento

[1] À l’exception des entreprises adaptées, et de celles régies par un accord relatif à l’emploi de personnes handicapées.

Aller plus loin

Pour répondre à l’accélération des évolutions dans les entreprises d’une part, au vieillissement de la population salariée et à l’allongement de la vie professionnelle d’autre part, l’Agefiph a proposé en 2008 aux entreprises employant des salariés reconnus handicapés, l’expérimentation d’un nouveau service d’accompagnement à la gestion de ces salariés, à toutes les étapes de la vie professionnelle, favorisant ainsi le maintien de leur employabilité et la fluidité de leur carrière. En 2009 et 2010, l’Agefiph souhaite amplifier cette offre à destination des entreprises [1] afin d’assurer la mise en oeuvre à une plus grande échelle des dispositions validées lors de la phase d’expérimentation.
Pour contribuer à la sécurisation des parcours professionnels, l’Agefiph s’est donc naturellement penchée sur la question de la consolidation et de la pérennisation des emplois occupés par les travailleurs handicapés, et propose un nouveau service qui se distingue de prestations liées au maintien dans l’emploi, principalement par le fait qu’il intervient en anticipation des situations problématiques et au minimum deux ans après le recrutement au sein de l’entreprise.

Ce nouveau service VAT a pour objectif de :
conforter ou renforcer la capacité du salarié à exercer pleinement son métier ;
garantir une meilleure adéquation entre le handicap, le poste de travail, l’environnement professionnel et prévenir la pénibilité des situations,
faciliter ses évolutions et transitions professionnelles.

L’ambition de ce nouveau dispositif d’accompagnement est donc plutôt d’anticiper d’éventuels problèmes et d’y répondre avant qu’ils ne posent franchement la question de l’inaptitude ou du déclassement professionnel, faute d’une prise en compte précoce des ajustements nécessaires.
Pour délivrer ce service, gratuit pour l’entreprise, l’Agefiph a sélectionné des prestataires qu’elle missionne.

UN SERVICE EN 4 ÉTAPES

1re étape : le pré-diagnostic
Dans un premier temps, il s’agit de présenter la démarche à l’employeur et de valider l’adhésion de celui-ci comme celle du salarié.
L’expérimentation du service sur le terrain a montré qu’il n’est pas nécessaire qu’un problème ait été identifié au préalable pour que la réceptivité de l’employeur se trouve éveillée – le service VAT est en effet clairement perçu comme « l’occasion de faire le point ».
2e étape : le diagnostic
Le diagnostic, véritable bilan d’étape individuel, se déroule sur trois mois au maximum. Par des entretiens et par des observations en conditions réelles de travail, le prestataire s’efforce de cerner la situation du travailleur handicapé dans son environnement professionnel et les problèmes éventuels qu’il peut y rencontrer. Une fois le diagnostic établi, il prépare un bilan, des préconisations (aménagement technique ou organisationnel du poste, aménagement du temps de travail, formation, évolution vers un autre poste…) et un plan d’actions qu’il présente à l’employeur et au salarié.
3e étape : l’accompagnement à la mise en oeuvre des préconisations
Après validation du plan d’action, la phase d’accompagnement peut démarrer.
Plusieurs options s’offrent alors à l’entreprise : soit elle décide de mener à bien elle-même les adaptations proposées dans le plan d’action, soit elle en charge le prestataire missionné dans une demande explicite. Le prestataire engage alors son accompagnement en mobilisant tous les moyens nécessaires et en coordonnant les compétences et organismes pertinents (organismes de formation, prestataires d’appui spécifiques, ergonomes, etc.). De son côté, l’Agefiph ouvre aux salariés et aux entreprises concernés l’ensemble de ses aides et services à même d’aider à la concrétisation des objectifs fixés.
4e étape : le suivi
Enfin, six mois à l’issue du diagnostic, un contact de suivi est réalisé avec l’entreprise par le prestataire qui rédige un état des lieux des actions effectivement réalisées ou engagées, et ce même dans le cas où il n’aurait pas lui-même accompagné la mise en oeuvre des préconisations.

DÉPLOIEMENT DU DISPOSITIF

Afin de tester et valider les modalités du service VAT telles que définies lors de sa conception, l’Agefiph a mené, d’avril à décembre 2008, une expérimentation. En Ile-de-France, l’Agefiph avait ciblé les entreprises de 20 à 500 salariés ayant au moins un travailleur handicapé dans leur effectif, ce qui représente environ 4 000 établissements.
L’objectif quantitatif était de 100 diagnostics. À la fin de l’expérimentation, 81 diagnostics étaient réalisés. Forte des enseignements tirés de ce lancement, l’Agefiph a décidé d’amplifier le déploiement du service VAT. En Ile-de-France, cette phase a débuté en mars 2009, et doit se poursuivre jusqu’à la fin 2010. Le service offert reste le même, mais l’objectif de cette nouvelle campagne, qui implique six prestataires sur la région, est plus ambitieux : 250 diagnostics pour l’année 2009 et 300 diagnostics pour 2010.


Quand le diagnostic sert de révélateur...

La salariée, Mme Z, âgée d’une trentaine d’années, a intégré voici 10 ans une jeune société informatique. Elle y a évolué professionnellement et occupe le poste de responsable administrative des ventes. Elle est malentendante suite à une intervention chirurgicale et appareillée d’une oreille.
Le diagnostic a lieu dans un contexte où aucune difficulté particulière n’est identifiée ; l’entreprise est sensibilisée à la problématique du handicap, la salariée est bien intégrée, elle a bénéficié après l’apparition de son handicap d’un aménagement de sa situation de travail : sur préconisation du médecin du travail, il lui a été attribué un bureau indépendant, pour éviter la fatigue liée au bruit.
Lors des entretiens avec la salariée, l’analyse des tâches qu’elle réalise et des situations dans lesquelles elle est amenée à se trouver, Mme Z évoque toutefois des difficultés de compréhension lors des réunions : en effet, les participants, bien qu’informés de son handicap et malgré les rappels fréquents de Mme Z, ne pensent pas à parler suffisamment fort ou à articuler distinctement. Mme Z met donc en place des stratégies de compensation, qui restent toutefois insuffisantes pour lui assurer une compréhension optimale, génèrent de la fatigue et le sentiment de ne pas être comprise par ses collègues.
Par ailleurs, Mme Z évite les endroits trop bruyants, comme le local cuisine, situation qui induit un certain isolement.

Les préconisations et le plan d’action à l’issue du diagnostic :
pour mieux communiquer avec l’environnement de travail : une formation à la lecture labiale, améliorer l’audition en optant pour un appareillage utilisant des technologies différentes, faire intervenir un expert en déficience auditive pour sensibiliser l’environnement de travail,
pour mieux gérer son handicap : se faire soutenir par une association,
pour mieux comprendre lors des réunions : envisager un aménagement de poste complémentaire (boucle magnétique par exemple).

Pour l’ensemble de ces préconisations, le consultant a facilité les contacts, assuré les mises en relations et aidé au montage du dossier de financement des aménagements auprès de l’Agefiph.

EN SAVOIR PLUS
Aides de l’Agefiph qui peuvent être mises en oeuvre lors de l’accompagnement à la vie au travail
Mesures de l’Agefiph
• Aménagement de situations de travail
• Bilan de compétences, d’évaluation et d’orientation
• Formation, y compris formation au permis de conduire
• Aide à la mobilité
• Aide humaine
• Aide technique
Mesure du plan de soutien
• Financement du coût total de la formation et participation à la rémunération dans le cadre d’une formation suite à diagnostic VAT.

Plus d’informations : http://www.agefiph2009.fr sur le plan de soutien de l’Agefiph : lire le mémento

Mai 2009

• Agir en direction des entreprises qui ne réalisent aucune action en faveur de l’emploi des personnes handicapées
• L’accompagnement à la vie au travail des salariés handicapés
• Appui projet : éclairer les pistes d’insertion professionnelle au plus tôt du processus d’orientation

 

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